Demandez un devis : trois mots qui vous coûtent deux jours pour savoir ce que vaut une boîte de gants
Savoir ce que coûte un consommable, dans le circuit traditionnel, suppose presque toujours de le demander à quelqu'un. Et c'est plus étrange qu'il n'y paraît.
Le prix ne figure pas au catalogue, ou bien il existe un tarif que personne n'applique vraiment. Pour obtenir le chiffre réel il faut téléphoner, écrire un courriel, ou attendre le passage du représentant.
La raison de ce fonctionnement n'est pas organisationnelle. Elle est commerciale : tant que le prix n'est pas public, chaque client peut avoir un prix différent, et le vendeur garde la main sur ce qu'il concède à qui.
Le coût de ce mécanisme est payé par l'acheteur, et il ne se paie pas en euros. Il se paie en temps et en incertitude.
En temps, parce qu'entre la question et la réponse il s'écoule des heures ou des jours, et pendant ce temps la commande reste en attente. En incertitude, parce qu'ignorant ce que paient les autres, vous n'avez aucun moyen de juger si votre prix est bon.
S'y ajoute un effet moins visible et plus agaçant : le devis crée une obligation implicite. Vous avez fait se déplacer quelqu'un, cette personne vous a consacré du temps, et dire non devient socialement inconfortable même quand le prix ne convainc pas.
Beaucoup d'achats dans le dentaire se concluent ainsi, non parce qu'ils étaient avantageux mais parce que faire marche arrière coûtait une conversation désagréable.
Un prix écrit supprime tout le mécanisme. Vous voyez le chiffre, vous le comparez, vous décidez, et personne ne vous a consacré un temps que vous vous sentiriez ensuite obligé de rendre.
Sur Oralzon le prix est visible avant tout contact, et il est net de TVA parce que la plateforme opère entre professionnels : ce que vous lisez est le coût réel pour vous, pas un montant dont il faudra ensuite retrancher quelque chose.
À côté du prix figurent aussi les conditions d'expédition du vendeur et, le cas échéant, le seuil au-delà duquel les frais de port ne s'appliquent plus, deux postes qui modifient le plus souvent le total par rapport à ce que vous attendiez.
Cela ne signifie pas que le prix le plus bas soit toujours le bon choix, et ce n'est d'ailleurs pas la question. La question est de pouvoir décider avec la donnée sous les yeux, au lieu de devoir l'extraire de quelqu'un.
S'il vous est déjà arrivé de reporter un réapprovisionnement parce que vous n'aviez pas le courage de refaire le tour des appels, ce report n'est pas de la paresse. C'est de la friction, et elle est conçue ainsi.
En résumé : dans le circuit traditionnel le prix est caché pour des raisons commerciales et non organisationnelles, le coût est payé par l'acheteur en temps et en incertitude, le devis génère une obligation implicite qui conclut des achats peu avantageux, un prix écrit supprime ce mécanisme, et voir les frais de port et les seuils à côté du prix évite les surprises sur le total.